FTTH à Paris, après 6 ans, victoire !

March 26th, 2014

Cette fois ça y est !

Ce vendredi (21 mars), soit, à quelques jours près, 6 ans après les premières démarches de la copropriété auprès d’un autre opérateur (timeline précise à venir), monsieur SFR est venu enfin installer la connexion fibre, après un rendez-vous pris le 12 mars via le site sfr.fr, et des confirmations le 20 au soir par téléphone que tout est prêt :

  • l’accès au local technique de l’immeuble (point de mutualisation), nécessaire pour relier la fibre de mon appartement à la fibre de l’opérateur choisi
  • le code de l’immeuble et autres détails d’intendance

L’accessibilité des goulottes pour passer la fibre du palier vers mon appartement restait à évaluer lors de la pose.

Comment l’installation se déroule-t-elle ?

D’abord l’installateur vérifie l’existence d’une goulotte reliant le répartiteur de palier à mon appartement. Il y passe alors une fibre largement dimensionnée, déjà préparée au bout d’une prise murale.

Voici la prise ouverte, après le câble posé, avant fixation de la prise. Les deux connecteurs optiques verts correspondent à deux arrivées, l’un sera utilisé par SFR, l’autre permet si je le souhaite de m’abonner à un deuxième opérateur.

IMG_20140321_121431_cut

Ensuite le technicien installe l’ONT (Optical Network Terminator), un petit appareil réalisant la conversion entre la fibre optique et la bonne vieille paire torsadée, avec sortie sur une prise ethernet RJ45 1 Gbps. Sur cette prise sera connectée la box SFR, éventuellement à travers un tableau de répartition ethernet classique. Ici, la LED “PON” reste allumée en orange, car le réseau côté opérateur n’est pas encore branché.

IMG_20140321_122423_cut

Puis nous descendons au sous-sol pour réaliser la connexion entre la fibre opérateur et la fibre immeuble vers mon appartement. Ici, de haut en bas on aperçoit :

  • le tableau de répartition vers les deux bâtiments de l’immeuble
  • le tableau de répartition de la partie Bouygues des fibres SFR-Bouygues arrivant de l’extérieur
  • le tableau de répartition de la partie SFR des mêmes fibres
  • en bas, boitier fermé, l’arrivée fibre Orange.

On note au passage que je suis le premier abonné de l’immeuble…

 

IMG_20140321_124234_r

Une fois ce branchement réalisé, il faut encore effectuer le branchement d’étage, qui consiste là en une soudure de fibre pour raccordement au boiter d’étage. Le câble jaune avec étiquette SFR provient du sous-sol et contient toutes les fibres pour cet étage ; le petit câble blanc est la sortie vers mon appartement.

IMG_20140326_145946_r

Et voilà !

Il ne reste plus qu’à installer la box SFR, la brancher sur le reste du réseau local, et faire quelques tests sur speedtest.net.

3397072527

Sympa : 19 fois le débit de mon ADSL en descente, 52 fois en montée. À nous les envois de vidéo HD !

Notez quand même que le temps de ping évalué par Speedtest est complètement farfelu, en fait le ping réel est aux alentours de 2-3 millisecondes vers les serveurs “proches”, le lien fibre lui-même vers le premier routeur de l’opérateur ne comptant que pour moins d’une milliseconde. C’est donc environ 5 fois mieux que l’ADSL en mode FastPath (6 ms) et beaucoup mieux que l’ADSL en mode par défaut (20 à 25 ms).

 

Si vous accédez à ce blog en IPv4, vous passez par la fibre, mais il me reste encore à passer ma connexion IPv6 sur SFR, ce qui n’est pas extrêmement simple (et pas complètement terminé) quand on veut appliquer par sécurité un peu de filtrage. IPv6 tel que délivré par les FAI a encore un peu de chemin à faire avant d’atteindre le même niveau de maturité qu’IPv4. J’en reparlerai.

 

No tips yet.
Be the first to tip!

Like this post? Tip me with bitcoin!

1MSgjCGa3mk2TnLQjjDCdV82u99Q4G3HgZ

If you enjoyed reading this post, please consider tipping me using Bitcoin. Each post gets its own unique Bitcoin address so by tipping you're also telling me what you liked, in addition to contributing to the blog hardware and electricity, and perhaps a few beers if you don't mind :-)

Le FTTH à Paris après 6 ans d’attente

March 12th, 2014

La bonne nouvelle de ce jour : presque 3 mois après les tests d’installation, mon immeuble est enfin disponible à l’abonnement sur sfr.fr.

Il reste donc à demander et obtenir un rendez-vous.

Presque 6 ans pour en arriver là… cette fois touche-t-on au but ?

fibresfr

 

No tips yet.
Be the first to tip!

Like this post? Tip me with bitcoin!

1PBDH2zAozqSWr4Ha4XVfErYYCMZu5GMQy

If you enjoyed reading this post, please consider tipping me using Bitcoin. Each post gets its own unique Bitcoin address so by tipping you're also telling me what you liked, in addition to contributing to the blog hardware and electricity, and perhaps a few beers if you don't mind :-)

FTTH : visite surprise d’Orange

January 31st, 2014

Hier soir j’écrivais ceci : FTTH : et maintenant, les règles J3M ARCEP pour ralentir le tout

Et ce matin, coïncidence, appel surprise d’un technicien Orange qui passait faire sa visite de repérage pour ajouter l’arrivée fibre Orange sur le point de mutualisation.

Il m’a dit n’avoir reçu qu’hier soir un document SFR du 26 juin 2013 indiquant que l’immeuble serait fibré.

Orange passera installer son arrivée fibre selon lui « dans le courant du mois de février » pour une disponibilité à l’abonnement « peu après, une ou deux semaines ».

Il ne manque plus que Free à l’appel, c’est dommage car leur arrivée horizontale est déjà là depuis un bon moment…

No tips yet.
Be the first to tip!

Like this post? Tip me with bitcoin!

1DuN6CvWu7pBpzK2yHjq3LJB8xSc6hBF8w

If you enjoyed reading this post, please consider tipping me using Bitcoin. Each post gets its own unique Bitcoin address so by tipping you're also telling me what you liked, in addition to contributing to the blog hardware and electricity, and perhaps a few beers if you don't mind :-)

FTTH : et maintenant, les règles J3M ARCEP pour ralentir le tout

January 30th, 2014

(Suite de Le FTTH à Paris : on touche au but !)

Toujours en attente de la mise en service de la fibre dans l’immeuble, plus d’un mois après le passage du technicien selon qui le délai n’était que de 2 à 3 jours.

Mais c’était compter sans le “J3M”, je cite le site ARCEP :

l’opérateur d’immeuble est tenu d’envoyer 3 mois avant la mise en service commerciale du point de mutualisation (PM) un certain nombre d’informations à la liste des opérateurs destinataires des informations concernant l’installation de lignes de communications électroniques à très haut débit en fibre optique dans les immeubles prévue à l’article R. 9-2 du CPCE (tenue à jour sur le site de l’ARCEP)

Autrement dit, l’intervention fin décembre visait à valider la disponibilité du point de mutualisation, et l’opérateur a décidé de ne faire courir le délai de 3 mois qu’à partir de ce moment, et pas avant (il aurait probablement pu décider d’anticiper la notification de mise en service, mais cela nécessiterait de prendre un petit risque : s’imposer en interne des contraintes de délai pour respecter les 3 mois).

Voilà donc la mise en service qu’on croyait imminente repoussée, au plus tôt, au 21 mars 2014…

No tips yet.
Be the first to tip!

Like this post? Tip me with bitcoin!

16S3XunqT4K1L78Ri4chCix8DY44j97Reu

If you enjoyed reading this post, please consider tipping me using Bitcoin. Each post gets its own unique Bitcoin address so by tipping you're also telling me what you liked, in addition to contributing to the blog hardware and electricity, and perhaps a few beers if you don't mind :-)

Routage ferroviaire pour raildar.fr avec Openstreetmap et OSRM

January 11th, 2014

Pour fêter la nouvelle année, que je vous souhaite à toutes et tous joyeuse et heureuse, voici une petite application web que j’ai écrite récemment pour aider au débogage des trajets de raildar.fr, qui permet d’identifier plus rapidement les problèmes à corriger dans openstreetmap.org. Voir plus bas pour des précisions de fond.

Ça se révèle assez ludique (pour les amateurs de trains).

Voici l’URL temporaire “de travail” chez moi avec un exemple de trajet Londres-Amsterdam :

http://signal.eu.org/osm/?fromto=51.534377,-0.128574,52.379018,4.899988

Pour demander un trajet, on déplace simplement les deux marqueurs et le logiciel de routage se débrouille, et affiche la distance résultante.

En voici une copie d’écran (cliquer pour agrandir) :

LondresAmsterdam

Attention, ne bourrinez pas trop sur le serveur, le calcul des routes prend quelques secondes et utilise l’instance OSRM de raildar.fr.

L’application est aussi déployée sur les serveurs de @Turblog (Bruno Spiquel) dans une version un peu moins à jour.

Quelques précisions pour ceux qui ne connaissent pas : raildar.fr utilise les données SNCF de retard, ainsi que la base cartographique openstreetmap.org. openstreetmap.org est en quelque sorte le Wikipédia de la cartographie. Chacun peut y apporter des corrections. En complément, OSRM (Open Source Routing Machine) extrait les différents graphes (routiers, ferroviaires, etc) afin de calculer des trajets de toutes sortes dans le graphe.

Mon application est éhontément dérivée du code initial de raildar.fr (écrit par , basé sur leaflet et jQuery) auquel j’ai ajouté le décodage de la sortie OSRM.

 

No tips yet.
Be the first to tip!

Like this post? Tip me with bitcoin!

1CUH3vK4HsCvAmqWWdZqtHvZfU65PmDD87

If you enjoyed reading this post, please consider tipping me using Bitcoin. Each post gets its own unique Bitcoin address so by tipping you're also telling me what you liked, in addition to contributing to the blog hardware and electricity, and perhaps a few beers if you don't mind :-)

Le FTTH à Paris : on touche au but !

December 22nd, 2013

Le passage tant attendu de SFR pour brancher l’arrivée fibre dite “horizontale” de leur réseau sur le câblage immeuble a eu lieu le 9 décembre.

Finalement l’arrivée choisie a été l’égout, contrairement à ce qui m’avait été dit au repérage où il avait plutôt été question d’utiliser l’arrivée par le même chemin qu’Orange.

L’arrivée étant à plus de 30 mètres du boitier de mutualisation, il a fallu poser un boitier intermédiaire d’amplification/conversion, que l’on voit ci-dessous dans le local “eau” de l’immeuble.

wpid-IMG_20131209_111958.jpg

(cliquer pour agrandir)

 

Ensuite le faisceau 2×12 fibres, commun entre SFR et Bouygues, a été posé et soudé jusqu’au point de mutualisation, ci-dessous.

wpid-IMG_20131209_112053.jpg

(cliquer pour agrandir)

De bas en haut on aperçoit :
- le coffret de répartition Bouygues, ouvert
- le coffret de répartition SFR, également ouvert
- le coffret vers les fibres verticales de l’immeuble
- le coffret de répartition pour Orange, inutilisé pour l’instant.

Il a fallu environ 1/2 journée pour terminer cette installation.

Mais nous n’étions pas encore au bout de nos peines. Il fallait encore qu’un technicien SFR passe dans l’immeuble pour tester l’installation (celle-ci ayant été probablement réalisée par des prestataires). Cette opération a eu lieu hier matin, 21 décembre. Le technicien a branché un convertisseur de média optique-cuivre, du même modèle que celui qui est fourni aux abonnés, et a vérifié par un appel au centre technique SFR que le convertisseur était bien “visible” par le réseau SFR.

Cette vérification effectuée avec succès, il ne reste plus qu’à indiquer dans le système d’information SFR que l’immeuble est enfin disponible à l’abonnement fibre. De son côté, SFR appellera ses abonnés ADSL dans l’immeuble pour leur proposer une migration avec passage d’un technicien pour poser le dernier bout de fibre sur leur palier et la box fibre.

No tips yet.
Be the first to tip!

Like this post? Tip me with bitcoin!

13vbRpgbcm2SmsT4PgRmhX5JJBQhCgkoGn

If you enjoyed reading this post, please consider tipping me using Bitcoin. Each post gets its own unique Bitcoin address so by tipping you're also telling me what you liked, in addition to contributing to the blog hardware and electricity, and perhaps a few beers if you don't mind :-)

Apprendre à programmer à un enfant avec Scratch

December 21st, 2013

Ça fait longtemps que je cherchais un moyen simple d’apprendre à mes enfants à programmer.

Je leur avais déjà montré comment faire de petits calculs en Python, alors que l’ainé connaissait à peine la table de multiplication. Ça les a intéressés, mais sans vraiment accrocher. La ligne de commande, ce n’est pas folichon.

Et puis après plusieurs recommandations, dont celle de Raphaël Pierquin, co-fondateur des coding goûters, je suis tombé sur Scratch, un projet du MIT.

Et en quelques minutes, mon fils Paul (9 ans) était accroché et avait compris le principe général. Il y a passé plus de 30 minutes hier soir et ça n’a pas été facile de l’en détacher ; et il y est revenu aujourd’hui.

Capture-scratch

(cliquer pour agrandir)

Seul petit défaut : il faut Flash dans son navigateur. La traduction française est un peu rude par endroits, mais ce n’est pas gênant.

À part ça, tout est très bien pensé.

En quelques instant l’enfant découvre ce qu’est une instruction, un programme, une boucle, un paramètre, un événement. Il comprend la rapidité de l’ordinateur qui fait que plusieurs ordres successifs donnent l’impression de s’exécuter simultanément. Il voit aussi la bêtise de l’ordinateur, qui exécute servilement ce qu’on lui demande plutôt que ce qu’on voudrait qu’il fasse.

Le premier tutoriel est très bien fait et permet de faire un tour rapide des fonctions. Ensuite, on peut aller voir les projets des autres, les copier et les modifier à sa guise.

C’est très ludique tout en présentant de façon solide les concepts de base de la programmation.

La copie d’écran ci-dessus montre ce que Paul a réalisé en environ 30 minutes, en partant de rien, en suivant le tutoriel et en ayant tout de suite envie d’inventer son propre programme avec ses idées à lui.

J’ai eu besoin de le guider un peu au début, en lui laissant la souris que sinon il m’aurait rapidement arrachée des mains pour se débrouiller tout seul, et il a continué de manière autonome, s’interrompant parfois pour me demander un peu d’aide sur des points un peu subtils de l’interface ou des commandes disponibles.

Un beau souvenir.

Mise à jour : Franck Farcy (@CallMeLx) me signale learn.code.org, plus simple et moins ouvert à la créativité, mais sympa aussi, sous forme d’exercices à compléter, qui ne nécessite pas Flash puisqu’il est réalisé en HTML5. Les exercices commencent avec les personnages de Angry Birds et les vidéos d’explication incluent notamment Mark Zuckerberg et Bill Gates :)

Capture-code-org

(cliquer pour agrandir)

 

No tips yet.
Be the first to tip!

Like this post? Tip me with bitcoin!

1Jw7rfHk9SA49KHLcFaAQpdF5zPbSwJeHY

If you enjoyed reading this post, please consider tipping me using Bitcoin. Each post gets its own unique Bitcoin address so by tipping you're also telling me what you liked, in addition to contributing to the blog hardware and electricity, and perhaps a few beers if you don't mind :-)

Retour sur ma lettre ouverte sur la loi de programmation militaire

December 21st, 2013

Suite à ma Lettre ouverte aux députés PS, que s’est-il passé ?

J’ai eu trois réponses circonstanciées de députés : un député UMP, un député EELV, un député non inscrit. Je les en remercie.

Tous trois avaient voté contre la LPM, et me l’ont rappelé.

Côté PS, rien du tout, le néant absolu. La discipline de parti a joué à plein, de même que dans les média.

Concernant la LPM, le recours au Conseil Constitutionnel, comme on pouvait s’y attendre, a échoué. Non par manque de députés volontaires pour voter (il y en avait plus de 60) mais par considérations partisanes, certains refusant d’être associés à d’autres sur la liste de signataires du recours. Le sujet de l’article 20 de la LPM est donc jugé moins important par nos élus que les considérations partisanes et d’appareil. Dont acte, même si on pouvait également s’y attendre.

Laure de la Raudière continue courageusement et souhaite proposer une loi pour réécrire l’article 20. On peut lui souhaiter bonne chance.

Il est confirmé que la loi a effectivement été écrite très largement par les experts des services de renseignement français, qui en ont à de multiples reprises discuté avec Jean-Jacques Urvoas, comme le révèle le Canard Enchaîné et comme l’intéressé lui-même le reconnaît. De même, Jean-Pierre Sueur a défendu sur nos ondes radio le travail remarquable de nos services de renseignement. Tout ce petit monde sait donc parfaitement bien ce qu’il fait (pourquoi changer puisque c’est le fonctionnement habituel du législateur depuis des décennies), et les flous dangereux dans la rédaction de l’article 20 et de ses copains ne peuvent en aucun cas passer pour un accident. Les décrets d’application seraient déjà pratiquement prêts.

Les dérives sont inévitables, parce que l’administration aura naturellement tendance à utiliser la loi au maximum des possibilités qu’elle lui offre, comme le fait la NSA. On attend avec intérêt les cris d’orfraie de nos journaux (jusque-là muets) sur telle ou telle future affaire de fadette touchant l’un de leurs journalistes d’investigation. Aux USA, le journalisme d’investigation est déjà freiné par la peur des écoutes NSA.

J’ai fait un don à la Quadrature du Net pour sa vigilance dans la surveillance de l’appareil législatif français et européen.

Concernant les réformes possibles de nos institutions, personne n’en parle. Quand on voit la difficulté de réformes à la marge comme le non-cumul des mandats, et la timidité (pour ne pas dire l’inanité) du rapport Jospin sur la rénovation de la vie politique, qui ne cite Internet que comme plaquette d’information du politique à destination du citoyen, le citoyen comme moi a des raisons de penser que le système ne changera significativement que s’il s’écroule d’abord sur lui-même.

Et puisque mon vote n’a strictement aucune influence sur le cours des choses, qu’au contraire même on s’en sert contre moi pour me démontrer la légitimité des lois votées par les parlementaires, mais qu’en revanche le taux d’abstention est scrupuleusement suivi à chaque scrutin, il n’est pas exclu que je rejoigne les rangs des abstentionnistes. Parce que j’ai horreur d’être pris pour un idiot.

No tips yet.
Be the first to tip!

Like this post? Tip me with bitcoin!

1PZN9z4WRUJxTEt3j1E4bwM1xdwaBpWNT4

If you enjoyed reading this post, please consider tipping me using Bitcoin. Each post gets its own unique Bitcoin address so by tipping you're also telling me what you liked, in addition to contributing to the blog hardware and electricity, and perhaps a few beers if you don't mind :-)

Combien d’électricité (donc de CO2) consomme le minage de Bitcoins ?

December 16th, 2013

(mis à jour après calculs remis au carré)

On commence à lire des articles expliquant que le Bitcoin émet tant de CO2 qu’il va détruire la planète (je plaisante à peine).

Cf celui-ci par exemple où Michael Carney utilise le cours en $ du Bitcoin pour estimer son empreinte CO2… ce qui ne semble pas tenir debout une seconde.

Car les consommations et efficacités électriques du matériel de hachage sont documentées sur le wiki Bitcoin.

Ce graphique sur blockchain.info nous indique qu’actuellement, le réseau Bitcoin dans son ensemble calcule environ 9 millions de milliards (giga ou G) de hachages par seconde.

Soyons pessimistes et supposons que tout le monde (en moyenne) utilise un matériel rapide mais peu efficace électriquement, les cartes graphiques, à environ 1 Mhash/Joule. Son efficacité est similaire à celle des CPU mais bien moindre que les FPGA ou ASICs.

Bien sûr, en réalité, tout le monde dans le réseau Bitcoin n’utilise pas le même matériel.

À raison de 9 millions de Ghash/s, et 1 Mhash/Joule, nous consommons au pire 9/1 = 9 milliards de Joules par seconde pour l’ensemble du réseau. Or 1 Joule = 1 Watt.seconde.

Autrement dit le réseau consomme au maximum 9 GW (ce qui représente environ 7 tranches de centrales nucléaires françaises), soit pour une journée 9*24 = 216 GWh. Si je vous fais le KWh à 0,10€, la facture électrique est donc au maximum de 21,6 M€ (millions d’euros) chaque jour. Pas donné.

D’autre part, nous savons qu’actuellement le réseau “gagne” 25 bitcoins par bloc, avec un intervalle de 10 minutes, soit 6*25 par heure, soit 24*6*25 = 3600 bitcoins par jour.

21,6 M€ à dépenser en électricité pour gagner 3600 bitcoins, ce n’est pas du tout intéressant, même au cours actuel. On comprend pourquoi personne n’utilise plus de CPU ni cartes graphiques pour les calculs.

Si nous prenons des circuits plus efficaces, par exemple des ASICs type Avalon, à 117 MHash/J, nos coûts électriques sont divisés par 117 : plus que 77 MW de puissance instantanée pour tout le réseau (à peine une vingtaine de locomotives électrique), soit environ 1900 MWh consommés chaque jour, et une facture électrique d’environ 185 K€ pour 3600 bitcoins, soit 51€ par Bitcoin. C’est beaucoup plus séduisant.

Et enfin, si nous prenons le nec plus ultra actuel en efficacité, le Black Arrow Prospero X-3 qui nous offre 1792 MHash/J, nous ne consommons plus que 5 MW à peine : une grosse locomotive électrique. Pour la journée, et toujours la même quantité de 3600 bitcoins, la facture s’élève à 120 MWh soit la modique somme de 12 K€ seulement.

De son côté, blockchain.info sur sa page de statistiques indique actuellement (mise à jour : indiquait, car la valeur correspondante a été supprimée après cet article) 140 GWh, qu’on suppose être une consommation journalière. En raison d’une confusion entre les watts par gigahash (ce qui ne veut rien dire) et les watts par gigahash/heure, le calcul peut être considéré comme exact si on suppose une efficacité de 1,54 Mhash/J.

Le calcul (faux) de blockchain.info est : 9 000 000 Ghash/s * 650 W (??) * 24 (heures)  = 140 GWh chaque jour

Le calcul correct donnant le même résultat serait : 9 000 000 Ghash/s /1,54 Mhash/J * 24 h = 140 GWh chaque jour.

On voit donc que le calcul de blockchain.info correspond proportionnellement à l’utilisation de matériel d’une efficacité électrique de 1,54 Mhash/J, similaire d’après la liste citée ci-dessus à celle d’un CPU, c’est à dire très faible et irréaliste à ce stade de développement du réseau Bitcoin.

On voit également l’importance d’optimiser l’efficacité électrique du matériel de minage.

Je n’ai pas pris en compte la nécessité d’un ordinateur autour du matériel : j’ai supposé qu’il était “partagé” pour faire autre chose en même temps ; le prendre en compte fait bien sûr augmenter la consommation réelle. Je n’ai pas pris non plus en compte les climatisations et ventilations éventuellement nécessaires, qui peuvent représenter un surcoût électrique allant jusqu’à 100%.

Je remercie Kevin Decherf qui m’a aiguillé sur les statistiques de consommation électrique de blockchain, et nous nous sommes arraché les cheveux ensemble pour comprendre à quoi correspondaient les résultats affichés :)

No tips yet.
Be the first to tip!

Like this post? Tip me with bitcoin!

194hqbSFVUeiZJ9y2FwvNPfSAVcLaPteJj

If you enjoyed reading this post, please consider tipping me using Bitcoin. Each post gets its own unique Bitcoin address so by tipping you're also telling me what you liked, in addition to contributing to the blog hardware and electricity, and perhaps a few beers if you don't mind :-)

Lettre ouverte aux députés PS

December 15th, 2013

Madame, Monsieur le député,

Vous avez voté pour la loi de programmation militaire (LPM), dont l’article 20 (ex 13) et ses articles connexes provoquent une polémique en raisons de dispositions intrinsèquement attentatoires à la vie privée qu’ils contiennent :

  • élargissement des motifs, largement au-delà du terrorisme ;
  • élargissement des administrations en mesure de procéder à ces récupérations de données ;
  • gestion par une autorité indépendante mais hors de contrôle de la justice.

Je vous l’ai copié pour mémoire à la fin de cette lettre, et j’ai mis certains passages, les plus inquiétants, en gras.

Car après avoir longuement réfléchi, j’ai décidé de ne pas vous écrire un nième argumentaire juridique.

D’abord parce que je ne suis pas juriste ; ensuite parce que d’autres l’ont fait beaucoup mieux que je n’en serais capable. Je pense par exemple à la quadrature du net, la fédération internationale des ligues des droits de l’homme, reporters sans frontières, le syndicat de la magistrature, l’ASIC, le Conseil National du Numérique, et bien d’autres encore.

Ensuite, et surtout, parce qu’à mon sens le problème n’est pas simplement d’ordre juridique, mais démocratique.

Ainsi, quand on m’explique que ce qui a été écrit ne correspond pas à ce qu’il faut comprendre et qui sera mis en œuvre, venant de juristes, je pense qu’on me prend pour un idiot.

Également, quand on me dit que cette loi ne fait que reprendre des lois datant de plus de 20 ans. Il y a plus de 20 ans, je n’avais pas Internet chez moi, pas de téléphone mobile, pas de tablette, tout juste une adresse de courrier électronique ; les conditions n’étaient pas du tout comparables.

Par ailleurs, le fait qu’une loi peu soucieuse de respect de la vie privée ait été votée non en 2013 mais 20 ans avant justifie-t-il qu’on conserve ses dispositions lors d’une révision ?

Enfin, quand on nous explique que ces immixtions dans nos vies privées seront autorisées dans des conditions mystérieuses sur des critères non explicités par une autorité indépendante chapeautée par un adjoint du premier ministre, je me demande si nous donnons le même sens à indépendante.

En somme, une loi objectivement attentatoire à la vie privée, dont les arguments brandis pour la défendre ne tentent que de relativiser la portée, sans la nier.

Je vous en veux d’avoir voté cette loi, d’être ou bien en accord avec la loi, ou bien esclave d’une discipline de groupe. Vous faites partie de la majorité, et le groupe de la majorité vote en bloc, plus ou moins aveuglément, toutes les lois proposées.

J’en veux à votre parti, le PS. Il reproduit depuis des décennies cette discipline de groupe. Ainsi, Christian Paul qui s’intéresse de longue date à ces questions, s’est exprimé plus ou moins implicitement contre l’article 20 mais a voté pour cette loi.

J’en veux autant au groupe UMP, esclave de la même discipline et qui, parti principal d’opposition, et après avoir collaboré à la rédaction de la loi, a voté en bloc contre la loi, parce qu’il est dans l’opposition.

Je réalise parfaitement que la même loi aurait été votée, probablement mot pour mot, par l’UMP si elle était au pouvoir, et que le PS aurait alors voté contre. Les précédents abondent.

Pourquoi ?

L’article 20 qui nous intéresse semble relever, entre autres, et cela a été dit presque explicitement, d’une volonté de simplifier le travail de l’administration, et de légaliser des pratiques courantes mais jusque là interdites (et pour cause). Je comprends que l’administration, la police, aient envie qu’on leur simplifie le travail. Mais sans doute pourrait-on en prendre acte autrement qu’en court-circuitant les procédures démocratiques.

Surtout, quand il s’agit comme dans le cas présent de nos libertés fondamentales, vous, hommes et femmes politiques, qui détenez les clés législatives, devriez jouer votre rôle de gardiens de la démocratie.

Vous devriez a fortiori être vigilants suite au scandale des écoutes de la NSA (National Security Agency) des États-Unis, déclenché par les révélations d’Edward Snowden, largement médiatisées, et qui ont provoqué une légitime indignation, y compris de la part du personnel politique français au pouvoir. Car la NSA a profité de nombreux flous juridiques en interprétant la loi dans un sens extensif pour étendre au maximum son périmètre. Or, les dispositions de l’article 20 et articles connexes sont elles-mêmes extrêmement floues ; et ce sont ces articles mêmes dont on nous assure qu’il ne faut pas les interpréter littéralement.

Le personnel politique, pour l’essentiel, ne semble pas se considérer suffisamment compétent pour avoir un avis éclairé, ni, plus grave, souhaiter acquérir les compétences qui lui manquent. Il délègue aveuglément la décision et la rédaction à quelques experts choisis, parfois dans ses propres rangs, le plus souvent dans l’administration ou la « société civile ».

Que faire ?

Dans le cas de la LPM, j’espère, sans trop y croire, que le conseil constitutionnel, qui ne peut s’auto-saisir – cela seul en dit long sur la « séparation des pouvoirs » telle qu’on la conçoit en France –, sera saisi et donnera un avis défavorable.

Une des réponses entendues a été de nous promettre une « loi sur les libertés numériques » pour 2014. Je ne pense pas vous faire injure en vous avouant que je ne crois pas une seconde que la présente disposition de la LPM y sera remise sérieusement en question.

Dans le futur, puisque mon choix n’a presque aucune importance et que c’est au final l’administration, ou certains lobbies, qui dictent l’essentiel des lois, je ne vois guère d’intérêt à donner mon suffrage pour désigner l’un de ceux qu’on appelle les « partis de gouvernement ».

Pour le reste, j’espère, sans y croire non plus, une réforme sérieuse de nos institutions, et en particulier du processus législatif afin de le rendre à nouveau digne de ce qu’un citoyen d’une démocratie moderne est en droit d’attendre.

De nombreuses personnes que j’estime et respecte tentent néanmoins d’agir pour faire avancer les choses.

Ainsi, Laure de la Raudière, Bruno Spiquel avec bien d’autres ont mis en œuvre une initiative appelée OVEI, On vous explique Internet, visant à mettre en contact le monde parlementaire et les informaticiens.

Ainsi, Laurent Chemla et Éric Walter ont proposé, indépendamment, une commission « Internet » permanente à l’assemblée nationale. Ce serait sans doute un bon début, même si ce ne serait qu’un début.

Car vous devez réaliser que le système actuel date d’une époque où la plupart des français n’avaient ni le téléphone ni la télévision, communiquaient par la poste, et s’informaient par la presse écrite et la radio, si j’ai la courtoisie de ne remonter qu’à 1958.

Depuis, si le système politique a très bien appris à exploiter les nouveaux media « descendants » (comme la télévision) pour populariser tel candidat, telle idée ou telle action, on ne peut pas en dire autant des possibilités de communication « remontante » que nous offre Internet depuis 20 ans.

Ainsi, si Internet permet aux citoyens de s’intéresser beaucoup plus facilement aux détails et aux aléas manifestes de l’activité politique, et de s’exprimer publiquement, la rénovation réciproque n’a pas eu lieu. Pour citer un exemple pourtant relativement classique dans son idée, le référendum d’initiative partagée a été soigneusement verrouillé et est inapplicable : il demande plus du triple de députés et sénateurs qu’un recours au conseil constitutionnel ! L’épisode des déclarations « publiques » de patrimoine s’est soldé par une farce pure et simple.

Le déséquilibre entre l’évolution de la société et celle de nos institutions et de nos représentants est de plus en plus criant, douloureux et dangereux.

Que le parlement se comporte ainsi en simple chambre d’enregistrement de l’administration sur des consensus qui n’existent qu’en haut lieu ne fait honneur ni à l’administration, ni à votre fonction, ni à notre démocratie. J’ai un peu la sensation qu’on confisque mon vote, qu’on néglige la démocratie et qu’on ignore mon avis.

Ce présent avis, j’estime que ne devrais même pas avoir à vous le donner, car je n’ai pas l’impression de proférer autre chose que des évidences.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur le député, l’expression de ma parfaite considération.

Pierre Beyssac

 

 

Art. L. 246‑1. – Pour les finalités énumérées à l’article L. 241‑2, peut être autorisé le recueil, auprès des opérateurs de communications électroniques et des personnes mentionnées à l’article L. 34‑1 du code des postes et des communications électroniques ainsi que des personnes mentionnées aux 1 et 2 du I de l’article 6 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, des informations ou documents traités ou conservés par leurs réseaux ou services de communications électroniques, y compris les données techniques relatives à l’identification des numéros d’abonnement ou de connexion à des services de communications électroniques, au recensement de l’ensemble des numéros d’abonnement ou de connexion d’une personne désignée, à la localisation des équipements terminaux utilisés ainsi qu’aux communications d’un abonné portant sur la liste des numéros appelés et appelants, la durée et la date des communications.

Art. L. 246‑2. – I. – Les informations ou documents mentionnés à l’article L. 246‑1 sont sollicités par les agents individuellement désignés et dûment habilités des services relevant des ministres chargés de la sécurité intérieure, de la défense, de l’économie et du budget, chargés des missions prévues à l’article L. 241‑2.

II. – Les demandes des agents sont motivées et soumises à la décision d’une personnalité qualifiée placée auprès du Premier ministre. Cette personnalité est désignée pour une durée de trois ans renouvelable par la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité, sur proposition du Premier ministre qui lui présente une liste d’au moins trois noms. Des adjoints pouvant la suppléer sont désignés dans les mêmes conditions. La personnalité qualifiée établit un rapport d’activité annuel adressé à la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité. Ces décisions, accompagnées de leur motif, font l’objet d’un enregistrement et sont communiquées à la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité.

Pour rappel, art. 241-2 du code de la sécurité intérieure :

Art. L241-2 Peuvent être autorisées, à titre exceptionnel, dans les conditions prévues par l’article L. 242-1, les interceptions de correspondances émises par la voie des communications électroniques ayant pour objet de rechercher des renseignements intéressant la sécurité nationale, la sauvegarde des éléments essentiels du potentiel scientifique et économique de la France, ou la prévention du terrorisme, de la criminalité et de la délinquance organisées et de la reconstitution ou du maintien de groupements dissous en application de l’article L. 212-1.

1 tip so far
0.00152 BTC

Like this post? Tip me with bitcoin!

1F7vreeRcfobpkcDtKSij4DintQ9Laf531

If you enjoyed reading this post, please consider tipping me using Bitcoin. Each post gets its own unique Bitcoin address so by tipping you're also telling me what you liked, in addition to contributing to the blog hardware and electricity, and perhaps a few beers if you don't mind :-)